ALICE JARRY À LA GALERIE LES TERRITOIRES

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Du 30 janvier au 22 février dernier, Alice Jarry présentait l’instatallation Les entrelacs à la galerie Les Territoires. Les Entrelacs est une machine à faire et défaire des noeuds, une installation cinétique évolutive qui s’inscrit dans une série d’interventions in situ portées par une réflexion sur les agencements et la reconnaissance d’une activité matérielle inhérente à la génération d’une forme dynamique. Dans l’espace des Territoires, des réseaux de fils électriques seront peu à peu tendus, mis en mouvement, et deviendront des surfaces de projection modulables. Au fil du temps, une toile de plus en plus dense se greffera au lieu et envahira l’espace de la galerie. Chaque jour, cette forme éphémère revêtira une nouvelle configuration qui émerge d’échanges singuliers entre les forces et matières actives dans le lieu : le temps, la gravité, la traction et la lumière informeront ce travail cumulatif lié à la spatialité où chaque fil tendu remodèle en continu la topologie de la relation entre image, objet, mouvement et espace.

 Pour plus d’informations : http://lesterritoires.org/2014/02/ripley-alice/

ALICE JARRY À EASTERN BLOC

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Du 16 janvier au 12 février dernier, Alice Jarry présentait le projet _V2Récurrences dans le cadre de l’expostion TRAILMIX à Eastern Bloc. L’exposition explorait la pratique du dessin dans la société actuelle et la confrontait à l’utilisation de nouveaux procédés technologiques et médias numériques novateurs. Les oeuvres de cette exposition recourent à des plateformes et pratiques qui sont habituellement reléguées au domaine du numérique (serveurs Web, Google Maps, interactions en ligne, « hacking ») et les font dialoguer avec des médiums et stratégies artistiques plus classiques (objets trouvés, craie, sérigraphie).

Dans l’installation _v2Récurrences , Alice Jarry s’intéresse à la mémoire des matériaux résiduels de l’impression. Celle-ci se défait de son caractère mécanique et normalisé et devient plutôt le seuil d’émergence de singularités à priori imperceptibles à l’échelle papier. La matière imprimée est mise en mouvement et génère alors une prolifération de formes dynamiques. Dans l’installation, un squeegee électronique capte et archive des données relatives à la gestuelle répétitive de l’impression telles que la position de l’outil, la pression variable des mains et la fatigue du corps. Ces données, différentes d’une personne à l’autre, servent ensuite à générer des animations uniques qui sont projetées à nouveau sur la structure de soie de l’installation.

Commissaires : Elianne Ellbogen & Amber Erin Berson

Pour plus d’informations : http://www.easternbloc.ca/expositions-trailmix-details.php