Pratiques étendues dans le mouvement. Table ronde

Catherine Béliveau, Les mailles du Vieux Palais (2017); Ælab, Intersidéral (v2) (2017); Jonathan Plante, Invariants (2016) Crédit photo : Lucien Lisabelle

Au Musée d’art contemporain des Laurentides
Le samedi 25 mars
Table ronde | 14h à 16h
Lancement de l’opuscule d’exposition | 16h à 17h
Entrée libre

Comment expérimenter le mouvement en art, en poésie et en neuroscience ?

Dans le cadre de l’exposition Cyclages, présentée jusqu’au 16 avril, le MACL et le Grupmuv, laboratoire de recherche-création dédié au dessin et à l’image en mouvement, vous convient à une table ronde réunissant quatre spécialistes.

La neuroscientifique et physiothérapeute Marie-Hélène Boudrias (professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill) présentera l’état des recherches sur la programmation motrice chez les personnes à mobilité restreinte.

La présentation de l’artiste Michel Boulanger (professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, membre fondateur du Grupmuv) portera sur l’aménagement du temps en dessin, dans sa forme fixe et animée. En s’appuyant sur des pratiques contemporaines et sa propre démarche, il s’interrogera sur le dessin qui contient déjà durée et mouvement.

L’écrivaine et artiste interdisciplinaire Chantal Neveu (auteure des livres de poésie La vie radieuse, coït et mentale (La Peuplade), Une spectaculaire influence (l’Hexagone)) explore le déplacement des mots, comme autant de corps en mouvement. Elle fera part de son expérimentation littéraire basée sur le scriptage — une méthode de notation à la main — qui participe du passage de l’oralité à l’écrit.

L’artiste Jonathan Plante (étudiant finissant de 2e cycle à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, membre étudiant du Grupmuv) discutera du concept de cinéplastique dans son travail de création, en formulant une définition de l’image pouvant tenir compte de la mobilité de la vision, tout en approfondissant une critique du mouvement en tant que forme.

L’activation de la discussion sera assurée par l’artiste et littéraire Monique Régimbald-Zeiber (professeure associée, École des arts visuels et médiatiques, UQAM).

De 16h à 17h aura lieu le lancement de l’opuscule de l’exposition Cyclages (Responsable Thomas Corriveau et design graphique par Aurélie Painnecé), incluant les textes inédits de Chantal Neveu et de Monique Régimbald-Zeiber.

Responsable de la table ronde : Gisèle Trudel ; chargée de projet : Émilie Boudrias. Avec l’appui de la Faculté des arts de l’UQAM. Remerciements à toute l’équipe du MACL.

CYCLAGES. Exposition du Grupmuv au Musée d’art contemporain des Laurentides

Michel Boulanger, Giration 1, Rouler, 2017. Vidéo d’animation, 6 min 39 sec. © Michel Boulanger

Le mercredi 1er mars de 18h à 21h

Entrée libre – Bar – Ambiance musicale

Le Musée d’art contemporain des Laurentides accueille le projet Cyclages du Grupmuv. Fondé par trois professeurs de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2008 et rattaché à Hexagram-UQAM, le Grupmuv est un laboratoire de recherche-création dédié au dessin et à l’image en mouvement (www.grupmuv.ca). L’exposition regroupe cinq de ses membres : Catherine Béliveau, Michel Boulanger, Thomas Corriveau, Jonathan Plante et Gisèle Trudel (Ælab).

L’exposition se tiendra du mercredi 1er mars au dimanche 16 avril 2017 inclusivement.

Alors que le dessin se manifeste dans sa forme traditionnelle par un arrêt dans le temps, l’exposition Cyclages propose une interrogation sur diverses stratégies telles que l’installation in situ, la boucle, l’optique et la mise en mouvement de l’image par le déplacement du regardeur. Comment la durée transforme-t-elle la temporalité du dessin? À force de tourner, retourner et détourner le dessin, de le répéter et l’animer, il fluctue dans des espaces expansibles qui réorientent sa nature, ses lignes, ses formes, ses pleins et ses vides.

Usant de diverses matérialités et technologies, le Grupmuv met en lumière un dessin propulsé vers de nouveaux agencements, dont les contours sont constamment activés par le mouvement.

L’exposition est accompagnée d’une publication résultant des deux dernières années de recherche du groupe et d’une table ronde qui se tiendra le samedi 25 mars au MACL.

    Pour plus d’informations : ssavignac@museelaurentides.ca 450.432.7171 poste 5

Jonathan Plante expose à la Galerie de l’UQAM

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Jonathan Plante, Dance me (détail), 2016, sérigraphie lenticulaire. Avec l’aimable permission de la Galerie Hugues Charbonneau, Montréal
 
La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Angle mort de Jonathan Plante, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’artiste y dévoile un ensemble de peintures et d’impressions sur support lenticulaire, un procédé donnant une impression de mouvement aux images. Suivant l’angle de vision du spectateur, des images apparaissent, disparaissent et se transforment. Ainsi, Plante met en scène le regard et engage le corps du spectateur dans l’expérience de différentes temporalités de l’image.
 
Chez Jonathan Plante, l’Angle mort, c’est l’écart créé par la mise en mouvement de l’image. La série de tableaux-écrans qui compose l’exposition, en revisitant la peinture abstraite, l’art optique et cinétique, ainsi que le cinéma expérimental, explore, amplifie et systématise le caractère plastique du mouvement. Des peintures et des impressions sérigraphiques réalisées sur des supports lenticulaires offrent des images qui mettent en évidence le lien indissociable entre le déplacement du spectateur et sa perception.
 
L’artiste utilise le terme « cinéplastique » pour décrire ses explorations de la temporalité du tableau. Le mot est employé pour la première fois par l’historien de l’art et essayiste Élie Faure, en 1922, dans l’article « De la cinéplastique ». Il y envisage « un art où le temps deviendrait réellement une dimension de l’espace ». Jonathan Plante s’inspire de ces réflexions pour nourrir ses recherches, en recadrant les questionnements de Faure dans un contexte actuel. Comment peut-on penser le statut de l’image dans une société où l’attention est constamment sollicitée par le mouvement ? Le déplacement devenant la loi de notre rapport au monde, il en formate notre lecture. Selon Plante, ce mouvement perpétuel se pose aujourd’hui comme outil d’une économie basée sur la création et la marchandisation d’expériences.
 
Jonathan Plante vit et travaille à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en Études interdisciplinaires de l’Université Concordia. Dans un travail qu’il qualifie de « cinéplastique », il explore les conditions d’apparition du mouvement de l’image. Il s’intéresse notamment à l’image fixe mise en mouvement par le déplacement du regardeur. Ses expositions sont un terrain de recherche sur la perception visuelle faisant écho à l’art optique et au cinéma expérimental. Par l’exploration des temporalités de l’image, il est à la recherche de nouvelles modalités du regard. En 2005, il se rend à Amsterdam pour une résidence de deux ans à De Ateliers. Au cours de son séjour aux Pays-Bas, il présente des expositions individuelles et collectives. En 2008, son travail est inclus dans la première Triennale québécoise, Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal. Il présente les expositions individuelles Palindrome au Musée d’art contemporain des Laurentides en 2010, Parallaxe à la Galerie Division, en 2011, et Moonwalk, en 2014, à la Galerie Hugues Charbonneau qui représente le travail de l’artiste. En 2013, il propose une exposition solo destinée à un jeune public, Lapincyclope, à VOX — Centre de l’image contemporaine à Montréal. Lapincyclope est ensuite accueillie en tournée dans neuf lieux au Québec et au Canada. En 2017, il présentera une exposition solo à L’œil de poisson à Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec.
 
Activités gratuites
Présentation d’artiste : Jonathan Plante
Dans le cadre de la série L’art observe
Mardi 7 février 2017, 12 h 45 – 13 h 45, Galerie de l’UQAM
 
Appui Grupmuv, Hexagram, Atelier Circulaire

Émilie Boudrias, chargée de projet au Grupmuv

C’est avec grand plaisir que nous accueillons Émilie Boudrias comme chargée de projet pour l’exposition et les activités attenantes du Grupmuv qui se tiendront au Musée d’art contemporain des Laurentides à Saint-Jérôme au printemps 2017.
 
Biographie Émilie Boudrias a fait ses études à l’UQAM, en communication, profil multimédia interactif. Elle évolue dans le domaine culturel depuis 2002, soit en diffusion, en communication ou en recherche. Elle a surtout travaillé dans le domaine des arts numériques, avec un passage dans le milieu de la danse contemporaine (Sylvain Émard Danse). Elle a notamment participé aux travaux de DOCAM, Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques, à titre d’assistante de recherche. Elle a travaillé plus de sept ans pour l’Association pour la recherche et la création électroacoustiques (ACREQ), d’abord comme agente de développement (2003-2007) pour le Festival Elektra et ensuite comme chargée de projet pour la Biennale internationale d’art numérique (2010-2014). Depuis 2015, elle est coordonnatrice à la programmation chez OBORO, un centre d’artistes dédié aux arts visuels et médiatiques.
Bienvenue Émilie!

Le Grupmuv à l’ACFAS

Colloque 16 Entre campagnes et villes – cultures cherchent cultures : vers la conception d’un espace destiné au partage des connaissances et des expériences agriculturelles, sous la direction de Monique Régimbald-Zeiber et Denise Pérusse. Bâtiment – Local : Pavillon Judith-Jasmin (J) – J-R120 (Galerie de l’UQAM) http://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/84/enjeux-recherche/16/c
Michel Boulanger et Gisèle Trudel, membres du Grupmuv, prononceront des communications personnelles le mercredi 11 mai.
Michel Boulanger participera également à la discussion du 12 mai, 16 h 30 – 19 h 00 Panel – Art, Science et Communautés : échanges dans l’espace d’exposition. Participant(s): Michel Boulanger UQAM, Luc-Alain Giraldeau UQAM, Marcel GROLEAU Union des producteurs agricoles, René PRONOVOST Jardin botanique de Montréal, Rémi QUIRION Fonds de recherche du Québec. Bâtiment – Local : Pavillon Judith-Jasmin (J) – J-R120 (Galerie de l’UQAM)  

DISCUSSION ET RENCONTRE – LE DESSIN INTENSIFIÉ PAR LE MOUVEMENT

Image converted using ifftoanyCatherine Béliveau. Pas perdus 02 (2014). Impression jet d’encre, 27 x 18 pouces (détail).

Le GRUPMUV au SenseLab

LE DESSIN INTENSIFIÉ PAR LE MOUVEMENT ÉVÈNEMENT DISCUSSION RENCONTRE

Jeudi 12 mars 2015, 19h

En français et en anglais, Entrée libre

au SenseLab 1250, rue Guy Édifice Faubourg, Concordia Local 630 Montréal, Québec

Quel rôle joue le dessin dans votre pratique ? Comment qualifiez-vous les effets du mouvement dans votre pratique du dessin ? Quels sont les types et les degrés d’intensité qui sont activés par le mouvement dans votre dessin ?

Le Grupmuv vous propose une causerie engagée dans l’échange, ayant pour thématique le dessin intensifié par le mouvement. Trois invitéEs y seront pour amorcer la conversation et exploreront avec les modératrices le rôle du dessin dans leurs pratiques. Le public sera invité à intervenir et prendre part aux échanges durant la soirée. Venez explorer avec nous la relation entre le mouvement et le dessin !

Avec Catherine Béliveau, étudiante au 2e cycle à l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’UQAM et membre du Grupmuv. Fred Laforge, artiste et étudiant au Doctorat en études et pratiques des arts de l’UQAM. Andrew Selby, artiste, professeur au School of the Arts, Loughborough University (Angleterre) et un des directeurs du groupe de recherche Tracey.

La modération sera assurée par Erin Manning, professeure à Concordia et directrice du SenseLab, et Gisèle Trudel, professeure à l’ÉAVM de l’UQAM et cofondatrice du Grupmuv. Trudel est codirectrice d’Hexagram et Manning est membre.

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What role does drawing play in your practice? How would you qualify the effects of movement in your drawing practice? What are the types and degrees of intensity that are activated by movement in your practice?

Grupmuv invites you to a stimulating exchange about drawing as intensified by movement. Three guests engaged in conversation will discuss the role of drawing in their practices, along with the moderators and the public participating in the event. Come explore with us the relation between movement and drawing!

With Catherine Béliveau, artist and graduate student at UQAM’s École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) and member of Grupmuv. Fred Laforge, artist and PhD candidate at UQAM’s Doctorat en études et pratiques des arts. Andrew Selby, artist, professor at the School of the Arts, Loughborough University (England) and a director of the Tracey research group.

Discussions will be led by Erin Manning, professor at Concordia and director of the SenseLab and Gisèle Trudel, professor at UQAM and co-founder of Grupmuv. Trudel is Hexagram’s co-director and Manning is a member.

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With the support / Avec l’appui du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)

grupmuv.ca ; senselab.ca ; hexagram.ca ; www.lboro.ac.uk/microsites/sota/tracey

Photos de l’évènement (par Natalie Lafortune et Gisèle Trudel):

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LE DÉ, GÉNÉRATEUR D’IMAGES. TEXTE DE MARTIN BOISSEAU

Comme suite à la table ronde Le dessin comme vecteur du mouvement du 6 novembre 2014 avec la participation (de gauche à droite, dans la photo du haut) de Georges Mauro, Jean-François Renaud, Sylvie Chartrand et de Martin Boisseau à titre de modérateur, le Grupmuv a invité ce dernier à rédiger un texte sur ses impressions de l’évènement.

Par la même occasion, le Grupmuv amorce un nouveau volet de Publications sur leur site Web.

Le texte de Martin Boisseau est maintenant en ligne ici.

3 Photos: Alexandre Gingras

NOUVELLE COORDINATION DU GRUPMUV

C’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons Natalie Lafortune, diplômée 2e cycle de l’ÉAVM, comme nouvelle coordonnatrice du groupe de recherche depuis janvier 2015. Nous remercions chaleureusement Alice Jarry pour son travail comme coordonnatrice du Grupmuv de juin 2013 à décembre 2014, lorsqu’elle était étudiante au 2e cycle à l’ÉAVM. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans son nouveau parcours au Doctorat en Études et pratiques des arts de l’UQAM.

LEYLA MAJERI et JONATHAN PLANTE : DEUX NOUVEAUX MEMBRES

Comme suite à notre appel de dossiers à l’automne 2014, c’est avec grand plaisir que nous accueillons deux nouveaux membres au sein du Grupmuv. Il s’agit de Leyla Majeri et de Jonathan Plante, deux étudiants du programme de maîtrise à l’ÉAVM. Leur biographie est accessible ici.

TEXTE PAR FRANCINE DAGENAIS SUR LE GRUPMUV PUBLIÉ DANS ETC MEDIA

ETC103-

Francine Dagenais

GRUPMUV VERS UNE PRATIQUE AUTOCRÉATIVE: CULTIVER L’OBSERVATEUR SENSIBLE ETC Media No. 103 Octobre 2014-Février 2015 Disponible en français et en anglais